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Ville du Moule

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Cinq cent ans avant Jésus Christ, le bord de mer est occupé par des populations amérindiennes venus de l'Amérique Centrale, c'est la civilisation précolombienne composée de Arawaks et Caraïbes. En 1660, leur départ sera contraint et forcé, suite à l'accord conclu entre l'Espagne et la France. Le bourg de la commune Le Moule était dénommé Portland, en 1635, il se trouvait situé, sur ce que les moulins appellent aujourd'hui, l'Autre Bord. Au XVIIIe siècle, le Moule était devenu un fief de l'aristocratie coloniale, le centre émigra sur la rive gauche de la rivière d'Audoin. À partir de ce moment, le développement de la canne, emmena une réflexion, sur l'opportunité de construire un port sur l'Atlantique d'où l'obligation de protéger, de fortifier ces installations, avec un môle de protection. Il semblerait, sans aucun doute, que l'apellation de la commune, le Moule vienne de la déformation du mot môle. La commune Le Moule est devenu au fil des années, le plus grand port commercial de Guadeloupe, elle obtient dès le 20 septembre 1828, l'autorisation d'exporter vers la métropole française, sans passer par Pointe-à-Pitre. La commune Le Moule sera la cible de la flotte anglaise durant toute la période des guerres napoléoniennes. 1809, restera pour la commune le Moule, une date historique pour la Guadeloupe, pour la bataille héroïque qui eu lieu devant ses murs. Tout le sucre et le rhum de Grande Terre, était embarqué au Moule. Le commerce était florissant aussi par la vente du coton, du café, des engrais, du charbon et de nombreux matériaux de constructions. Au cours de ce siècle, une centaine d'habitations vivaient sur elles mêmes en autosuffisance par la culture de la canne, du coton, du cacao, des épices et des récoltes vivrières. Après les années 1850, de nombreuses faillites eurent lieu, l'économie locale s'effondra.

 

Au cours du XIXe siècle, avec ses nombreuses sucreries, une trentaine d'habitations, puis une centaine, vivaient d'un régime d'autosuffisance, par les cultures de la canne, du café, du coton, du cacao, des épices et des vivres en dominant l'économie guadeloupéenne. Après 1850, l'abolition de l'esclavage, les mauvaises récoltes, les faillites à répétitions et la concurrence de la betterave à sucre dans toute l'Europe, explique ces nouveaux avatars de l'économie locale et guadeloupéenne en particulier. En 1901, il ne restaient que quatre sucreries dans la commune le Moule, Duchassaing, Zévallos, Marly et Gardel et pour corser le tout, la commune Le Moule perd sa prédominance portuaire, par rapport à Pointe-à-Pitre. Tous les centres d'intérêts importants émigrent à Pointe-à-Pitre, la commune Le Moule tombe dans l'oubli. C'est le cyclone de 1928, une catastrophe régionale de grande ampleur, qui fut le catalyseur des énergies nouvelles. La commune Le Moule se releva à grande vitesse, grâce à l'équipe municipale soudée autour de son maire, Charles Romana, dont les moulins parlent encore. C'est sous sa mandature, que de nouvelles structures virent le jour, écoles, routes, chemins, mairie, église, espaces verts, etc. Sur le blason de la ville le moule on peut lire l'inscription MENS AGITAT MOLEM (L'esprit meut la matière) Cette expression, par laquelle Virgile distingue la substance spirituelle de la substance matérielle, sert à désigner tout ce qui marque l'emprise de l'esprit sur la matière et la suprématie de la pensée, de l'intelligence et du génie.

 

En février 1952 a lieu le mouvement revendicatif le plus important qui ait impliqué petits planteurs et colons dans toute la Guadeloupe depuis les grèves de 1910 .

 

Le mouvement démarre au mois de novembre 1951 dans le nord Grande-Terre : Les revendications portent au départ sur la rémunération de la journée de travail et sur l’allègement des tâches sur les champs des usiniers békés. Elles s’élargissent rapidement à la demande d’un meilleur prix de la tonne de canne.

 

En janvier 1952, les ouvriers et cultivateurs mobilisés trouvent le soutien des fonctionnaires qui réclament la revalorisation de leurs salaires. Un appel à la grève générale illimitée est lancée sur toutes les habitations-plantations. La mobilisation enfle et à Capesterre-de-Marie-Galante, Sainte-Rose, Anse-Bertrand..., les débrayages se multiplient.

 

Le 11 février 1952, les CRS prennent position et occupent la ville du Moule : la boucherie est alors soigneusement programmée et organisée, de concert avec les usiniers békés.

 

Le 14 février 1952, un barrage est érigé à l’entrée du boulevard Rouget pour empêcher l’accès de l’usine Gardel aux charrettes à cannes. Les militaires français (CRS) qui occupaient la ville depuis trois jours tirent alors sur la foule tuant 4 Guadeloupéens (CONSTANCE DULAC, CAPITOLIN JUSTINIEN, EDOUARD DERNON et FRANCOIS SERDOT) et en blessant 14. Cette date fait partie intégrante de l'histoire de la ville et chaque mouliens commémore cette date chaque année.

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